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Le Château de Rochebonne

 Le château de Rochebonne est situé dans les Hautes-Boutières à 850 mètres d’altitude, à trois kilomètres à vol d’oiseau de la commune de Saint-Martin-de-Valamas, perché sur un promontoire volcanique dominant la rive gauche de la vallée de l’Eyrieux.

Construit probablement au XIe siècle, ce château, avant 1054, appartenait à Giraud de Romegier puis il devint une coseigneurie que se partageaient plusieurs familles dont les plus importantes étaient les Brion et les Châteauneuf ; cette dernière famille en devint seule propriétaire vers la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle.

 

La famille des Châteauneuf-de-Boutières est issue des seigneurs du Mézenc par Hugues qui fit sa résidence de la terre de Châteauneuf-de-Boutières dont il prit le nom et nous savons par différents auteurs que ces seigneurs vivaient dans leur château du Mézenc en formant une sorte de clan avec une parenté plus ou moins proche et toute leur domesticité. Il est admis qu’ils descendaient d’Ithier, tige des Mercœur, fait comte d’Auvergne en 778 ; ils ont participé à la première croisade et sont les aïeux des puissants comtes de Poitiers-Valentinois.

C’est par Pons 1er, seigneur de Châteauneuf-en-Boutières, Borée, Contagnet…que descendent les Châteauneuf-en-Boutères dits de Rochebonne.

 

Aujourd’hui il est très difficile de dire jusqu’à quelle période le château a été habité tant les informations qui nous sont parvenues sont parcellaires ; nous savons par Albin Mazon dans son ouvrage « Les huguenots en Vivarais » qu’en 1595 huit soldats sont affectés au château de Rochebonne ; les registres paroissiaux indiquent que le 28 décembre 1693 a été consacré le mariage de Pierre Portier « habitant au château de Rochebonne » puis, le 6 octobre 1734 a été baptisé à Saint-Martin-de-Valamas Antoine Rasclard filleul de Claude Rasclard « valet au château de Rochebonne ». Nous savons également qu’en 1743 Henri Blanc de Loire a acheté une partie des terres et le château mais, déjà vers 1760, le curé de Saint-Martin-de-Valamas dit « que le seul édifice ancien est le château de Rochebonne entièrement ruiné et, en 1763, l’expert-féodiste Lacrotte fait un état des lieux et déclare que « la plus grande partie du château est détruite et en vétusté depuis un temps immémorial ». Nous sommes donc en droit de supposer que l’habitation du château a cessé entre 1734 puisqu’un valet lui était encore attaché et 1760 lorsque le curé déclare le château en ruines.

 

Le château est composé d’un donjon perché sur un promontoire rocheux actuellement inaccessible, de trois logis et de deux chazaux.

Le donjon était entouré d’un chemin de ronde supporté par une ceinture maçonnée, ceinture dont il ne subsiste aujourd’hui que la partie Nord-Est.

Du logis 1 situé à l’Est, il ne reste de nos jours qu’un tronçon de mur et trois murs arasés. Le logis 2, le mieux conservé, en position centrale est accolé à la grande tour dans laquelle des vestiges de deux cheminées sont parfaitement visibles. Les opes encore présents dans le mur nord du logis 2 permettent de déterminer la hauteur des étages qui composaient le château.

Du logis 3, le plus à l’Ouest, peu de choses étaient visibles jusqu’au printemps 2014 lorsque les bénévoles de l’association des « Amis de Rochebonne » ont mis à jour le mur Ouest du château enfoui sous deux mètres cinquante de terre. Ces fouilles ont permis également la découverte de la porte d’accès depuis le bas de l’édifice, un linteau de porte sculpté et deux marches d’un escalier à vis dont l’intérieur de la cage devait mesurer environ trois mètres de diamètre, dimension considérable pour une construction datant de cette époque.

 

Les logis 1 et 2 sont adossés au rocher supportant le donjon et en sont séparés par un étroit couloir.

Des chazaux situés à l’Ouest du châteaux, il ne reste que quelques pans de murs, les murs nord et ouest du chazal Nord et le mur sud-sud-ouest du chazal Sud, lequel comporte toujours une petite fenêtre. Cette dernière étant située au ras du sol actuel constitué d’un éboulis de pierres et de terre. En 2014 les bénévoles des « Amis de Rochebonne » ont mis à jour les fondations du mur Sud du chazal Nord ains que celles du mur Nord-Nord-Est du chazal Sud permettant ainsi de reconstituer les dimensions des deux bâtiments.

 

L’histoire du château de Rochebonne, sous la signature de Claude d’Abrigeaon, est parue dans les deux premiers numéros de « Boutières en histoire », ouvrages publiés par le « Comité d’études et de recherches historiques des Boutières » et édités par « les Editions du Roure » à Polignac ; une plaquette avec plan, publiée en 2014 est vente dans les librairies du Cheylard et de Saint-Martin-de-Valamas ainsi qu’au « Marché dans la grange » sur la route conduisant au château.

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